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Flash-back floridien. Le sourire de Sophie avant l’espace

  • Photo du rédacteur: Roland J. Keller
    Roland J. Keller
  • il y a 23 heures
  • 4 min de lecture

À la sortie du Neil A. Armstrong Operations and Checkout Building, Sophie Adenot salue, pointe son drapeau et avance vers la fusée. L’orbite commence ici.



[De retour de Cape Canaveral, February 14, 2026, English below] – Elle a dans les yeux quelque chose qui ne relève ni du protocole ni de la communication institutionnelle. Quatre heures avant le décollage de Crew-12, à la sortie du Neil A. Armstrong Operations and Checkout Building – le fameux O&C –, Sophie Adenot apparaît en combinaison blanche. Casque relevé, sourire franc. Elle salue, échange quelques mots, lève le pouce. Puis elle pointe son écusson tricolore cousu sur la manche. Le geste est simple. Presque espiègle. Comme pour dire : « Oui, j’y vais. » Derrière elle, une bannière indique « This way to space ». Devant elle, quelques dizaines de mètres jusqu’au véhicule qui l’emmènera vers le pas de tir. Au-dessus, l’orbite.

 

Sophie Adenot, c’est un peu la figure qui renvoie une image de la France – et, d’une certaine manière, de la Suisse romande – empathique et enthousiaste. Peu avant son vol, elle a posté régulièrement des nouvelles sur les réseaux sociaux. On y perçoit une femme qui aime le monde, pas seulement son monde. Dans son regard, il y a déjà les étoiles.



À la sortie du bâtiment, tout semble simple. Pourtant, c’est ici que le vol commence vraiment. Dans ce bâtiment discret du Kennedy Space Center, les astronautes passent leurs dernières heures sur Terre. Contrôles médicaux, briefings finaux, enfilage des combinaisons. Puis la porte s’ouvre.

C’est de là qu’ils montent à bord du véhicule qui les conduit jusqu’au pas de tir. Pour les missions lunaires Artemis, ce sont désormais les nouveaux véhicules électriques Canoo, conçus spécialement pour transporter les équipages en combinaison Orion. Pour Crew-12, la séquence reste plus sobre, mais le symbole est identique : ce bâtiment est le point de bascule. Après ces quelques mètres parcourus à pied, il n’y a plus que la fusée.

 À la sortie du bâtiment, je me devais d’essayer de décrocher un regard de Sophie. Ne serait-ce que pour faire le relais avec une salle de classe située à plus de 7 000 kilomètres d’ici.


À la demande de Zak Frikha, professeur de technologie, j’envoie donc, depuis le Kennedy Space Center, de cordiales salutations à Sophie Adenot de la part du Collège Gérard-Philipe de Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.

 Un établissement public d’environ 430 élèves, où l’on apprend l’anglais, l’allemand, l’espagnol, parfois le latin, et où certaines classes portent le nom de grandes figures scientifiques. Un collège ordinaire, en apparence. Avec des rêves qui, eux, ne le sont pas.

Il y a peu, la venue d’Allan Petre, ingénieur français installé au Jet Propulsion Laboratory, a marqué les esprits. Son message, relayé dans La Voix du Nord, était simple : un parcours scientifique peut commencer sur les bancs d’un collège de province.

« Viser très haut », disait-il. À quelques heures du décollage, ces mots ont pris une résonance particulière.

 

Florida Flashback: The Smile Before Space

 

As she steps out of the Neil A. Armstrong Operations and Checkout Building, Sophie Adenot waves, points to the flag on her sleeve, and walks toward the rocket. Orbit begins here.


 There is something in her eyes that has nothing to do with protocol or institutional messaging. Four hours before the launch of Crew-12, Sophie Adenot emerges from the Neil A. Armstrong Operations and Checkout Building – the legendary O&C – dressed in her white flight suit. Helmet raised. A clear, unforced smile. She waves, exchanges a few words, gives a thumbs-up.

 

Then she points to the French tricolor patch sewn onto her sleeve. The gesture is simple. Almost playful. As if to say: Yes. I’m going. Behind her, a banner reads: “This way to space.”Ahead, just a few dozen meters to the vehicle that will take her to the launch pad.Above, orbit. Sophie Adenot embodies a certain image of France — and, in a way, of the French-speaking Swiss world as well — empathetic, enthusiastic, outward-looking. In the days leading up to launch, she regularly shared updates on social media. What comes through is someone who loves the world, not just her own small corner of it.

In her gaze, the stars are already there.

 

At first glance, the moment seems simple. Yet this is where the mission truly begins.

Inside this unassuming building at NASA’s Kennedy Space Center, astronauts spend their final hours on Earth: medical checks, last briefings, suit-up procedures. Then the door opens.

From here, they board the vehicle that carries them to the launch pad. For Artemis lunar missions, specially designed, fully electric Canoo crew vehicles now transport astronauts in their Orion launch and entry suits. For Crew-12, the scene is more understated – but the symbolism is the same.

 

After these final steps on foot, there is only the rocket. Standing there, I felt compelled to catch Sophie’s eye. If only to create a bridge to a classroom more than 4,000 miles away.

At the request of Zak Frikha, a technology teacher, I send cordial greetings from the Kennedy Space Center to Sophie Adenot on behalf of the students of Collège Gérard-Philipe in Hénin-Beaumont, northern France.

 

A public school of roughly 430 students, where English, German, Spanish – and sometimes Latin – are taught, and where classrooms bear the names of great scientists and thinkers. An ordinary school, at first glance. With dreams that are anything but ordinary. Recently, a visit by French NASA engineer Allan Petre, now working at the Jet Propulsion Laboratory, left a lasting impression on students and faculty alike. His message, reported in La Voix du Nord, was straightforward: a scientific journey can begin on the benches of a regular middle school.

“Aim very high,” he told them.

Just hours before liftoff, those words carried particular weight.

 

 
 
 

Commentaires


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Bonne lecture !

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