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Crew-12 : enfin incrusté, la parole aux décideurs

  • Photo du rédacteur: Roland J. Keller
    Roland J. Keller
  • il y a 4 minutes
  • 4 min de lecture

Le compte à rebours n’est pas encore lancé, mais la séquence est bel et bien engagée. Ce lundi 9 février, badge enfin validé, me voilà installé dans le studio presse du Kennedy Space Center, là où se joue l’avant-vol : celui des décisions, des arbitrages et des explications techniques. Première rangée, carnet ouvert, ambiance feutrée. Crew-12 entre dans sa phase la plus visible… et la plus scrutée.


[Cape Canaveral, February 9, 2026, English below] – Au centre des échanges, un sujet attendu : le décalage du lancement, annoncé la veille. Pas de surprise majeure, mais un rappel clair de la philosophie maison : en vol habité, la météo commande. Les responsables détaillent des conditions défavorables sur les sites d’abort offshore, avec des vents encore au-delà des limites acceptables. Résultat : on décale de vingt-quatre heures, sans précipitation. Le message est constant : le véhicule est prêt, l’équipage aussi, mais la fenêtre doit être propre.


Steve Stich ouvre le bal pour la NASA. Le ton est posé, presque pédagogique. Le Falcon 9 et le Dragon sont en configuration nominale, le tir statique s’est déroulé comme prévu, et les équipes ont passé en revue l’ensemble des données. Rien d’anormal, insiste-t-il. La contrainte vient de l’environnement, pas du système.

Même ligne du côté de la Station spatiale internationale. Dana Weigel rappelle qu’il n’y a aucune urgence opérationnelle à faire décoller Crew-12 à tout prix. L’ISS est stable, les équipages en place, et le calendrier restent suffisamment flexibles pour absorber un glissement de quelques jours sans impact majeur.

 

L’intervention européenne apporte une autre respiration. Andreas Mogensen souligne la portée symbolique de la mission : Sophie Adenot, première de la nouvelle promotion d’astronautes ESA sélectionnée en 2022 à rejoindre l’ISS, ouvre la voie. Au-delà du vol, Crew-12 est aussi un laboratoire pour l’exploration future : nouveaux équipements d’exercice compacts, applications de suivi médical, ultrasons assistés par réalité augmentée et IA. Des briques pensées autant pour l’orbite basse que pour Artemis.


Chez SpaceX, le discours est sans détour. William Gerstenmaier revient sur les récents événements Starlink : l’anomalie observée lors d’un vol précédent est circonscrite, comprise, et sans lien avec Crew-12. La configuration utilisée pour le vol habité reste standard, éprouvée, et validée conjointement avec la NASA. « Human spaceflight is the ultimate team sport », rappelle-t-il. Transparence totale, exigence maximale.

 

Au fil des questions, un constat s’impose : Crew-12 n’est pas un simple lancement de plus. Il s’inscrit dans une cohabitation inédite des agendas — ISS, Artemis, Starliner, missions commerciales — où chaque décision doit s’imbriquer avec les autres. Ici, dans ce studio, proche du pas de tir, c’est déjà du pilotage fin. Le décollage approche. Lentement, sûrement. Et désormais, depuis l’intérieur.

 

Dernière minute : lancement reporté au vendredi 13 février

Quelques heures après la conférence de presse, Sophie Adenot a partagé un selfie souriant depuis sa quarantaine, accompagné de la confirmation officielle du nouveau créneau de tir.


  • 05h15 EST (heure de Cap Canaveral)

  • 11h15 CET (heure suisse)


Un report maîtrisé, sans tension particulière — rappel discret que, en vol habité, le tempo reste dicté par la météo et la sécurité.

 

Vidéo de Sophie Adenot sur LinkedIn :

 

Finally inside, the decision-makers speak

The countdown is not yet running, but the sequence is clearly underway. This Monday morning, with my badge finally validated, I took my seat inside the Kennedy Space Center press studio — the place where launches are explained long before they happen. Front row, notebook open, subdued atmosphere. Crew-12 has entered its most visible phase… and its most closely scrutinized one.

 

At the heart of the briefing: the expected topic of the day, the launch delay announced the day before. No surprises, but a clear reminder of the house rule for human spaceflight: weather always has the final word. NASA officials detailed unfavorable conditions at offshore abort sites, with winds exceeding allowable limits. Result: a 24-hour slip. Calm, controlled, deliberate. The message was consistent throughout the room: the vehicle is ready, the crew is ready — the window must be right.

 

NASA’s Commercial Crew Program manager Steve Stich set the tone. Measured, almost pedagogical. Falcon 9 and Dragon are in nominal configuration, the static fire went as planned, and all data has been thoroughly reviewed. Nothing abnormal detected. The constraint, he stressed, comes from the environment — not from the system.

The same logic applies on the ISS side. Dana Weigel, NASA’s ISS Program manager, emphasized that there is no operational urgency to launch Crew-12 at all costs. The station is stable, crews are in place, and the schedule remains flexible enough to absorb a short delay without significant impact.

 

From Europe, Andreas Mogensen brought a broader perspective. Crew-12 carries symbolic weight: Sophie Adenot, the first astronaut from ESA’s 2022 selection to fly to the ISS, is opening the door for a new generation. Beyond the flight itself, the mission serves as a testbed for future exploration: compact exercise hardware, medical monitoring applications, AI-assisted ultrasound using augmented reality — technologies designed not only for low Earth orbit, but also with Artemis and deep-space missions in mind.

SpaceX’s message was direct and unambiguous. William Gerstenmaier addressed recent Starlink-related anomalies head-on: they are understood, isolated, and unrelated to Crew-12. The human spaceflight configuration remains standard, proven, and jointly validated with NASA. “Human spaceflight is the ultimate team sport,” he reminded the room. Transparency is not optional.

 

As questions unfolded, one conclusion became clear: Crew-12 is far more than “just another launch.” It sits at the intersection of overlapping programs — ISS operations, Artemis preparations, Starliner recovery, and commercial missions — where every decision must fit into a much larger puzzle. Inside this studio, far from the launch pad, the fine-grained piloting has already begun.

Liftoff is approaching. Slowly. Steadily.And now, from the inside.

 

Last-minute update

Just hours after the prelaunch briefing, Sophie Adenot shared a smiling selfie from quarantine — along with the final word on the schedule.

🚀 Launch postponed to Friday, February 13

  • 5:15 a.m. EST (Cape Canaveral time)

 

A calm delay, a steady timeline — and a reminder that, in human spaceflight, patience is part of the mission.

 
 
 
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Bonne lecture !

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